ArtBasel
Dernièrement, les classes de Polycom XI et XII ont eu l’opportunité de se rendre à Art Basel.
Cela, pour permettre aux élèves de partir à la rencontre de l’art contemporain, parfois difficile d’accès pour de jeunes étudiants. Le temps d’une journée, nos amateurs et non-amateurs d’art ont déambulé parmi les 300 galeries présentes à la «Première et la plus prestigieuse foire internationale d’art.» Au rendez-vous, de la découverte, de la contemplation et parfois de l’étonnement face aux oeuvres des plus grands artistes comme des moins grands.

Une étudiante raconte

Le contexte
Les passionnés d’art se sont tous donné rendezvous entre le 15 et le 19 juin 2011 à ArtBasel. En effet, depuis 42 ans maintenant, la ville de Bâle, et plus précisément le complexe du Basel Fairground qui reçoit également Basel World, accueille ce qui est connu pou être la plus grande foire d’art contemporain. L’exposition héberge pendant cinq jours plus de 2500 artistes du XIXème siècle. Et comme depuis plusieurs décennies, l’exposition a encore une fois attiré les amateurs d’art du monde entier et fait vibrer la ville de Bâle au rythme contemporain.

Dans le cadre de notre formation à Polycom, les élèves de la volée XI et XII ont eu la chance de pouvoir partir en expédition à Art Basel. Lors de cette visite, nous avons comme mission de choisir une pièce d’art qui nous à marqué plus que les autres et d’en faire un travail d’analyse. Et surtout de profiter de cette journée pour enrichir notre culture de l’art contemporain et qui sait, peut-être révéler de futurs passionnée.

I heart basel
Jeudi 16 juin, il est près de midi et j’attends mes camarades qui font le déplacement avec le car au près de la fontaine qui se situe devant le Basel Fairground. Ce jour-là, il faisait une chaleur insoutenable et j’ai eu la malchance d’arriver avec plus d’une heure d’avance. En tout cas, c’est ce que je pensais au début. En arrivant sur place, j’ai été tout de suite prise par la frénésie que dégageaient les gens. Les portes n’étaient pas encore ouvertes et beaucoup de personnes faisaient déjà la file. Ils étaient pour la plupart très bien organisés. Ils avaient de petits calepins, des brochures d’infos, des plans des locaux et parlaient des artistes qu’ils voulaient absolument voir. Très impressionnée, je me suis assise dans un coin pour pouvoir observer ce petit monde en action.

Une nouvelle manière d’appréhender l’art
Ce n’était pas la première fois que je venais à Art Basel, j’ai même eu l’occasion de voir Art BAsel Miami auparavant. Mais lors de ces précédentesNos étudiants de Polycom XI et XII ont eu la chance de se rendre à Art Basel pendant une journée. Au programme: découvertes et contemplation des quelques 300 galeries présentes à la visites, j’accompagnais mon père et je me rappelle, que c’était plus une corvée qu’autre chose. Cette fois-ci, j’ai décidé de saisir les choses différemment. J’ai su me prouver à plusieurs reprises que j’aimais l’art. Mais lors de cette visite, je voulais découvrir si j’avais cette ferveur qu’ont les vrais admirateurs d’art, cette ouverture d’esprit et cette capacité d’analyse d’une oeuvre.

Amplificateur d’émotions
J’ai décidé de ne pas avoir de plan d’action et de simplement me balader de galerie en galerie. Plusieurs fois j’avoue avoir été dépassée par le nombre de choses qu’il y avait à voir. Et plusieurs fois j’avoue avoir été submergée par mes émotions. Si j’avais du mal à toujours comprendre ce que certaines oeuvres pouvaient avoir comme signification, presque chaque tableau, chaque peinture et chaque sculpture face auxquelles je me suis trouvée provoquaient en moi de fortes réactions qui me surprenaient. Que ce soit en bien ou en mal. Je suis restée plus d’une fois scotchée devant les créations pendant de longs moments. C’est comme si elles nous parlaient. Elles nous rappellent des souvenirs, des sensations, des odeurs, et évoquent en nous des émotions telle que la nostalgie, le rêve ou le rire.

Une rencontre inattendue
Étant une admiratrice de pop art et photographie, j’ai beaucoup aimé les oeuvres de Kibong Rhee, Marie Bovo, Barbara Kruger ou encore Andy Warhol. Mais il y a une peinture, qui ne correspond pas vraiment à ce que j’apprécie en général, mais qui toutefois m’a plus marqué que les autres et que j’ai vraiment rêvé de posséder. C’est une peinture de l’artiste suédois Peter Frie. Cette peinture fait partie d’une collection de cinq tableau qui s’appellent tous Last Summer mais qui sont suivis d’une date différente. Celui qui m’a interpellé était le cinquième, August 30. La peinture représentait le souvenir d’un paysage en plein été. Il y avait un pré. Ce qui était original c’est qu’autour de l’image peinte il y avait 2 bordures blanches qui selon la chef de la galerie du New Art Center (Royaume-Uni), représentaient le fait que le peintre ne peignait par à vue, mais à partir de souvenirs. J’ai contemplé cette oeuvre pendant de longues minutes. Elle suscite en nous un sentiment familier agréable, des souvenirs de vacances d’été. Paisibles et agréables. Elle transporte et fait rêver. Lorsqu’on la regarde, soudain on se détache quelques instants de la réalité et de ce qui nous entoure. De plus, le fait que cette peinture ne représente pas un endroit précis, un lieu qui existe et défini, nous laisse la liberté de se l’approprier, la personnaliser et de la rattacher à nos propres souvenirs.
Au final je n’ai peut-être pas été conforté dans l’idée que j’étais une passionnée d’art qui avait un sens très développé en ce qui concerne de déchiffrer une création. Mais je sais que j’y suis très sensible et que je continuerais à fréquenter ces foires d’art et maintenant de mon plein gré. La partie Art Unlimited était époustouflante aussi, mais la foire dans son entier nécessite plus d’une journée pour pouvoir pleinement en profiter.

Une journée pour l’art
Dernièrement, les classes de Polycom XI et XII ont eu l’opportunité de se rendre à Art Basel. Cela, pour permettre aux élèves de partir à la rencontre de l’art contemporain, parfois difficile d’accès pour de jeunes étudiants. Le temps d’une journée, nos amateurs et non-amateurs d’art ont déambulé parmi les 300 galeries présentes à la «Première et la plus prestigieuse foire internationale d’art.» Au rendez-vous, de la découverte, de la contemplation et parfois de l’étonnement face aux oeuvres des plus grands artistes comme des moins grands.

Sanja Ilic
Etudiante 2ème année
Polycom XI